(Villeneuve-sur-Fère-en-Tardenois 1868-1955 Paris) : Dichter, Dramatiker, Schriftsteller, Diplomat
Namensalternative(n)
Claudel, Paul Louis Charles Marie
Themengebiete (3)
- Geschichte › China - Europa › Frankreich
- Literatur › Westen › Frankreich
- Namen-Index › Westen
Chronologische Einträge (111)
| Jahr | Text | Verknüpfte Daten |
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| 1889 |
Paul Claudel avait eu son premier contact avec l'Asie à l'Exposition [universelle à Paris]. Er schreibt : « J'ai été en contact avec le théâtre chinois pour la première fois à l'Exposition de 1889. »…
Paul Claudel avait eu son premier contact avec l'Asie à l'Exposition [universelle à Paris]. Er schreibt : « J'ai été en contact avec le théâtre chinois pour la première fois à l'Exposition de 1889. »
Gilbert Gadoffre : Exposition, théâtre, musique, restaurants, telles sont les premières découvertes chinoises de Claudel, découvertes de touriste, sans aucune intention d’approfondissement. Il lui a suffi d'avoir vu. Sa curiosité ne va pas jusqu'aux livres. Tout au plus a-t-il feuilleté deux recueils d'adaptations assez lâches, les Poèmes de Chine d'Emile Blémont [ID D21856] et Le livre de jade de Judith Gautier [ID D12659]. |
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| 1895 |
Briefe von Paul Claudel an Stéphane Mallarmé. « Me voici au milieu de mon papier sans vous avoir encore parlé de la Chine. J'y vis et je m'y plais, mais les pays tropicaux que j'ai vus à mon passage…
Briefe von Paul Claudel an Stéphane Mallarmé.
« Me voici au milieu de mon papier sans vous avoir encore parlé de la Chine. J'y vis et je m'y plais, mais les pays tropicaux que j'ai vus à mon passage ont pour moi un charme que je ne puis oublier. La chaleur du paradis de la vie y est trop forte et la diarrhée qui prend au ventre ceux qui y séjournent trop est comme la dissolution de l'individu qui cède. La Chine est un pays ancien, vertigineux, inextricable. La vie n'y est pas atteinte par le mal moderne de l'esprit qui se consière lui-même, cherche le mieux et s'enseigne ses propres rêveries. Elle pullule, touffue, naïve, désordonnée, des profondes ressources de l'instinct et de la tradition. J'ai la civilisation moderne en horreur, et je m'y suis toujours senti étranger. Ici, au contraire, tout paraît naturel et normal. » « C’est déjà chose faite, et des esquisses de Pagode, Jardins, Ville la nuit sont déjà en chantier. » |
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| 1895-1955 |
Paul Claudel allgemein 1895-1955.Yvan Daniel : L'exotisme « chinois » claudélien n'est ni un exotisme de pacotille ni une croisade assimilant par force l'Asie au monde catholique. Dans toutes les…
Paul Claudel allgemein 1895-1955.
Yvan Daniel : L'exotisme « chinois » claudélien n'est ni un exotisme de pacotille ni une croisade assimilant par force l'Asie au monde catholique. Dans toutes les oeuvres de la période, et même, singulièrement, dans Le Repos du. septième jour, les spécificités authentiques de la culture chinoise - au moins telle qu'elle était comprise à l'époque - sont présentes, et l'effort fourni pour les comprendre est partout visible. Cette volonté de comprendre prend forme dans deux mouvements : le premier consiste à adopter poétiquement le point de vue du Chinois, le second à approfondir l'observation à force de définitions et d'analyses. Voyageur, visiteur, marcheur, spectateur, habitant, poète, dramaturge, diplomate, infatigable lecteur... la multiplication des points de vue et des approches conduit à la production de textes de types différents : rapports consulaires, poésies, drame, études et conférences. Tous les domaines sont alors abordés et liés : économie, histoire, géographie, droit, finance, religion, ethnologie, science, zoologie... Cette multiplication permet, lorsqu'on en considère dans le même temps les différentes parties, de prendre la mesure de la vision holistique claudélienne. Les Cinq Grandes Odes sont en ce sens le moment d'un tournant important, elles contiennent en effet la justification du désir d'unité dans la récapitulation poétique, qui apparaissait déjà implicitement dans certains poèmes antérieurs. Le statut de l'étranger, dans ces conditions, est à la fois magnifié et mis en péril : l'exotisme claudélien est paradoxal. D'une part, l'empire du Milieu est l'objet de tout l'intérêt de l'auteur qui l'habite poétiquement et n'hésite pas à adopter son point de vue pour le mieux comprendre, d'autre part, il est profondément relié à l'« univers indéchirable » et soumis au regard globalisant du poète. L'intérêt porté à la Chine va parfois jusqu'à la fascination mais ne peut bien sûr pas être considéré séparément de la foi catholique de l'auteur, et le rêve de l'unité spirituelle de l'humanité n'est pas séparable du désir de la conversion universelle. De ces ambiguïtés naîtront certaines tensions contradictoires que nous étudierons. Les fonctions diplomatiques de Claudel sont : Economie, échanges commerciaux, statistiques, analyses, développement des transports, négociation du chemin de fer Beijing-Hankou, l'influence militaire et l'arsenal de Fuzhou, le système politique et le fonctionnement de la société. Claudel ignore le chinois mais les observations qu'il fait sur le terrain sont complétées par les échanges qu'il peut avoir avec les religieux présents sur place, évidemment for attentifs aux traditions loca.es. Les soirées au Consulat étaient occupées à discuter les coutumes religieuses des Chinois, aussi bien avec les Jésuites qu'avec les missionnaires appartenant à d'autre ordres. Les allusions aux différentes spritualités de l'Asie – hindouisme, bouddhisme, confucianisme, taoïsme – parcourent toute l'oeuvre claudélienne, de façon apparemment dispersée et décousue : on découvre au fil des textes des analyses, des comparisons, éventuellement des condamnations, mais aussi des analogies, des rapprochements, des condisérations syncrétiques qui peuvent a priori sembler étonnantes. Si l'on rapproche toutes ces allusions pour en faire la synthèse afin de saisir l'ensemble du point de vue claudélien, on est tout d'abord frappé par d'apparentes incohérences, mais elles finissent par se résoudre dans la perspective d'une singulière preparatio evangelica dédiée à l'Extrême-Orient. Gilbert Gadoffre : Pour un homme qui avait décidé d'aborder la Chine avec ses yeux, les arts plastiques posaient moins de problèmes et moins de pièges que la philologie. Du bouddhisme il côtoie les monastères et les ermites, les seuls, dans le Fujian, à pouvoir offrir une image de sa vie contemplative, qui croit avoir entendu l'appel du cloître ; mais pour peu qu'il ouvre un livre sur Bouddha ou qu'il prête l'oreille aux propos des missionnaires, il entrevoit dans la quête du Nirvâna un peu de cette complaisance au Néant des philosophes fin de siècle contre laquelle il avait réagi avec violence. Il est également très sensible à la poésie des cultes chinois, à l'omniprésence du sacré dans la ville et dans la campagne, à « ce sentiment partout du surnaturel, ces temples, ces tombeaux, ces humbles petits sanctuaires sous un arbre où le culte se compose d’une bauette d'encens et d’un morceau de papier ; tout cela m'était comestible ». Mais quand il se renseignait sur ces cultes, il ne pouvait que trouver à l'origine des croyances et des superstitions indiscutablement païennes. Aussi courait-il le double risque de fermer les yeux sur certaines incompatibilités, ou bien, en réagissant trop brutalement, d'atteindre dans ses fondements la notion même de surnaturel. Lucie Bernier : Après quatorze ans en Chine, Paul Claudel ne connaît pas la langue chinoise et n'a donc qu'une connaissance indirecte de la littérature et de la philosophie chinoise. A le lire, on s'aperçoit que l'appropriation des écrits de Laozi de de Zhuangzi dans son oeuvre exprime non seulement l'assimilation d’idées philosophiques vues à travers des traductions, principalement celles du Père Léon Wieger et de Stanislas Julien, mais aussi l'influence d'une littérature populaire chinoise à thème daoiste. La préoccupation de Claudel pour la philosophie daoiste se déroule en deux temps. La première phase consiste en ses premières années en Chine (1895-1909), interrompus par des séjours en France d'une durée respective d'un an en 1900 et 1905. La deuxième phase est marquée par son retour en Asie grâce à l'obtention d'un poste d’ambassadeur à Tokyo de 1922-1927. Ces années au Japon le ramènent dans le temps et peuvent être désignées dans ses écrits comme étant une période de réminiscences de la Chine. Converti au catholicisme depuis 1886, Claudel sera dans les années suivantes en proie à une crise existentielle et spirituelle qui le laisse dans l'incertitude. Vers les années 1890 qu'il 'découvrira' le dao. Il cherchera dans l'inconnu la confirmation de sa foi. Même si ces connaissances sur la philosophie daoiste sont très limitées, l'influence en est apparante dès la première version de La ville avec des images telles les associations père-ciel / mère-terre. Ces éléments daoistes sont empruntés au chapitre XX du Dao de jing. Claudel suit le courant européen et au Japon, il relit le Dao de jing tout en élargissant ses connaissances par la lecture dautres livres daoistes tel celui de Zhuangzi, Nan hua zhen jing. L^influence de ce livre inspire plusieurs écrits de Claudel dans lesquels apparaissent en filigrane les éléments reliés à Zhuangzi. Tout au long de sa vie, Claudel est convaincu de la supériorité de la religion chrétienne. Certes, il idéalise la Chine mais c^est justement parce qu'il se tourne vers son passé qu'il ne peut s'empêcher d'émettre certains commentaires défavorables sur l'état présent de la Chine et sa soi-disant inertie. |
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| 1895 |
Brief von Paul Claudel an Maurice Pottecher."Quant à mes impressions de la Chine, je suis sorti encore trop peu pour en avoir de précises et de détaillées. Les deux plus vives sont, la première,…
Brief von Paul Claudel an Maurice Pottecher.
"Quant à mes impressions de la Chine, je suis sorti encore trop peu pour en avoir de précises et de détaillées. Les deux plus vives sont, la première, celle de je ne sais quoi de laiteux et de matinal, qu'il y a ici dans la profonde et radieuse atmosphère et dont j'ai senti la première caresse à Singapour. La seconde est celle-ci : d'un peuple qui fait tout par lui-même et avec ses mains. Ceci me frappe beaucoup, me donne bien des idées nouvelles et en modifie bien d'autres que j'avais laissées se former en moi. Ce spectacle seul d'un peuple ayant éliminé tous ses auxiliaires animaux ou mécaniques me frappe depuis mon arrivée. Il y a, d'ailleurs, dans la ville chinois où je n'ai fait que passer, un pittoresque étourdissant." |
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| 1895 | Paul Claudel kommt in Shanghai an. | |
| 1895 |
Brief von Paul Claudel an Jules Renard. "Il n'y a rien de plus beau au monde que le théâtre chinois. Quand on a vu ça, on ne peut plus rien voir." |
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| 1895 | Paul Claudel schreibt vor seiner Abreise nach China : « Quitter Paris, quitter ma famille, quitter enfin tout ce qui m'entourait : cela, j'en avais un désir extrêmement violent. » |
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| 1895 | Claudel, Paul. Le cocotier. In : La nouvelle revue ; 15 sept. (1895). [Connaissance de l’Est ; ID D1653]. | |
| 1895 |
Paul Claudel schreibt in der ersten Woche im Hotel in Shanghai : « Je suis tout seul, je n'ai plus de pays, plus de famille, je suis dans l'abandon le plus complet et l'avenir est incertain. Je suis…
Paul Claudel schreibt in der ersten Woche im Hotel in Shanghai : « Je suis tout seul, je n'ai plus de pays, plus de famille, je suis dans l'abandon le plus complet et l'avenir est incertain. Je suis dans un milieu complètement différent, beaucoup plus différent que ne l'était encore l'Amérique, et un avenir, un avenir redoutable pour moi m'attend, en même temps que le passé sombre derrière moi. »
Gilbert Gadoffre : Les consulats étaient le centre de la vie de société, une société riche et brillante, qui dépasse les moyens de Claudel et lui fait remâcher son aversion pour la vie mondaine. |
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| 1895-1955 |
Paul Claudel : Quellen 1895-1955Diverse Rapporte und ZeitungsartikelBlémont, Emil. Poèmes de Chine [ID D21856].Brenier, Henri Cheu king. Trad. de Séraphin Couvreur [Shi jing]. [ID D2588]. Dao de…
Paul Claudel : Quellen 1895-1955
Diverse Rapporte und Zeitungsartikel Blémont, Emil. Poèmes de Chine [ID D21856]. Brenier, Henri Cheu king. Trad. de Séraphin Couvreur [Shi jing]. [ID D2588]. Dao de jing Edkins, Joseph. Religion in China [ID D2381]. Gaultier, Judith. Le livre de jade [ID D12659]. Harlez, Charles [Joseph] de. Religions de la Chine [ID D2527]. Hoang, Pierre. Mélanges sur l'administration [ID D7635]. Hoang, Pierre. Notions techniques sur la propriété en Chine [ID D6887]. Huc, Evariste Régis. L'empire chinois [ID D2142]. Jamieson, James William. Land Taxation in the province of Honan Julien, Stanislas Korigan, Pol = Korrigan, P. La Couperie, Terrien de Morse, Hosea Ballou. The gilds of China, with an account of the gild merchant or Co-hong of Canton [ID D10009]. Morse, Hosea Ballou. The trade and administration of the Chinese empire [ID D10003]. Parker, Edward Harper. China, her history, diplomacy and commerce [ID D21911]. Pelliot, Paul Prémare, Joseph Henri-Marie de. Notitia linguae sinicae [ID D1815]. Prémare, Joseph Henri-Marie de. Vestiges des principaux dogmes chrétiens [ID D2382]. Richthofen, Ferdinand von Rêve d'une nuit d'hiver. Trad. par Tsen Tsongming [ID D21973]. Simon, G. Eugène. La cité chinoise [ID D2437]. Smith, Arthur Henderson. Chinese characteristics [ID D2512]. Pu, Songling. Liao zhai zhi yi. Wieger, Léon Yi jing Zi, Etienne. Pratique des examens littéraires en Chine [ID D21909]. |
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| 1895-1899 | Paul Claudel ist Konsul des französischen Konsulats in Shanghai. |
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| 1896 |
Paul Claudel schreibt auf einem Blatt die Texte aus Kap. XI und V aus dem Dao de jing, die er vermutlich aus der englischen Übersetzhung von James Legge ins Französische übersetzt hat : "Les trente…
Paul Claudel schreibt auf einem Blatt die Texte aus Kap. XI und V aus dem Dao de jing, die er vermutlich aus der englischen Übersetzhung von James Legge ins Französische übersetzt hat : "Les trente rais de la roue se réunissent en un seul essieu, mais c'est de la place vide que l'usage de la voiture dépend. On fait des vases avec de la terre, mais c'est leur vacuité qui constitue leur usage. Les portes et les fenêtres sont fabriquées pour faire l'appartement, mais c'est de la place vide que l'appartement est fait. L'espace qui est entre le Ciel et la Terre n'est-il pas comparable à un soufflet de forge ? Il se vide et ne s'épuise pas, et il envoie encore de l'air. Beaucoup de paroles épuisent la respiration. Garde ce qui est intérieur."
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| 1896 | Paul Claudel ist Konsul in Fuzhou (Fujian). | |
| 1896 |
Erster Sommeraufenthalt von Paul Claudel in Kuliang (Fuzhou), das ihn inspiriert. Er schreibt Vers la montagne und La mer supérieure. Nach dem Besuch des Temple de la fontaine murmurante schreibt er…
Erster Sommeraufenthalt von Paul Claudel in Kuliang (Fuzhou), das ihn inspiriert. Er schreibt Vers la montagne und La mer supérieure. Nach dem Besuch des Temple de la fontaine murmurante schreibt er Le temple de la conscience.
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| 1896 |
Claudel, Paul. En Chine : Pagode. Ville la nuit. Jardins. In : La revue de Paris, 15 août (1896).Pagode« Je descends de la ricksha et un épouvantable mendiant marque le commencement de la route... Je…
Claudel, Paul. En Chine : Pagode. Ville la nuit. Jardins. In : La revue de Paris, 15 août (1896).
Pagode « Je descends de la ricksha et un épouvantable mendiant marque le commencement de la route... Je vois la Pagode au loin entre les bosquets de bambous, et, prenant à travers champs, je coupe au court. La campagne est un vaste cimetière. Partout, des cercueils ; des monticules couverts de roseau flétris, et, dans l'herbe sèche, des rangées de petits pieux en pierre, des statues mitrées, des lions, indiquent les sépulture antiques. Les corporations, les riches, ont bâti des édifices entourés d'arbres et de haies. Je passe entre un hospice pour les animaux et un puits rempli de cadavres de petites filles dont leurs parents se sont débarrassés... Il faut d'abord parler de la Pagode proprement dite. Elle se compose de trois cours et de trois temples, flanqués de chapelles accessoires et de dépendances. Le lieu religieux ici n'enferme pas, comme en Europe, unique et clos, le mystère d'une foi et d'un dogme circonscrits. Sa fonction n'est pas de défendre contre les apparences extérieures l'absolu ; il établit un certain milieu, et, suspendu en quelque sorte du ciel, l'édifice mêle tout la nature à l'offrande qu'il constitute. Multiple, de plain-pied avec le sol, il exprime, par les relations d'élévation et de distance des trois arcs de triomphe ou temples qu'il lui consacre, l'Espace ; et Bouddha, prince de la Paix, y habite avec tous les dieux. L'architecture Chinoise supprime, pour ainsi dire, les murs ; elle amplifie et multiplie les toits, et, en exagérant les cornes qui se relèvent d'un élégant élan, elle en retourne vers le ciel le mouvement et la courbure ; il demeurent comme suspendus, et plus la fabrique du toit sera ample et chargée, plus, par sa lourdeur même... De chaque coté de la salle, deux à droite, deux à gauche, quatre colosses peints et vernis, aux jambes courtes, aux torses énormes, sont les quatre démons, les gardiens des quatre plages du ciel. Imberbes comme des enfants, l'un agite des serpents, un autre joue de la viole, un autre brandit un engin cylindrique pareil à un parasol fermé ou à un pétard. Je pénètre dans la seconde cour ; un grand brûle-parfums de fonte, tout couvert d'écriture, se dresse au milieu. Je suis en face du pavillon principal. Sur les arêtes du toit, des groupes de petits personnages coloriés se tiennent debout comme s'ils passaient d’un côté à l'autre ou montaient en conversant... La salle est haute et spacieuse, quatre ou cinq colosses dorés en occupent le fond. Le plus grand est assis au milieu sur un trône... Assis sur le lotus, ce sont les Bouddhas célestes, Avalokhita, Amitabha, le Bouddha et la lumière sans mesure, le Bouddha du Paradis de l'Ouest. A leurs pieds les bonzes accomplissent les rites... Quatre bonzes, juchés sur des escabeaux, médietent à l'intérieur de la porte... » Ville la nuit « ...Ce sont des ateliers de menuiserie, de gravue, des échoppes de tailleurs, de cordonniers et de marchands de fourure ; d'innombrables cuisines, d'où, derrière l'étalage des bols pleins de nouilles ou de bouillon, s'échappe un cri de friture ; des enfoncements noirs où l'on entend un enfant qui pleure ; parmi des empilements de cervueils, un feu de pipe ; une lampe, d'un jet latéral, éclaire d'étranges fouillis. Aux coins des rues, au tournant ces massifs petits ponts de pierre, derrière des barreaux de fer dans une niche, on distingue entre deux chandelles rouges des idoles naines... En marche ! Les rues deviennent de plus en plus misérables, nous longeons de hautes palissades de bambous, et, enfin, franchissant la porte du Sud, nous tournons vers l'Est. .. La cité est purement humaine. Les Chinois observent ceci d'analogue à un principe de ne pas employer un auxiliaire animal et mécanique à la tâche qui peut faire vivre un homme... Une fumerie d'opium, le marché aux prostituées, les derniers remplissent le cadre de mon souvenir. La fumerie est un vaste vaisseau, vide de toute la hauteur de ses deux étages qui superposent leurs terrasses intérieures. La demeure est remplie d'une fumée bleue, on aspire une odeur de marron brûlé... Je passe et j'emporte le souvenir d'une vie touffue, naïve, désordonnée, d'une cité à la fois ouverte et remplie, maison unique d'une famille multipliée. Maintenant, j'ai vu la ville d'autrefois, alors que libre de courants généraux l'homme habitait son essaim dans un désordre naïf. Et c'est, en effet, de tout le passé que j’eus l'éblouissement de sortir, quand, dans le tohu-bohu des brouettes et des chaises à porteur, au milieu des lépreux et des convulsionnaires franchissant la double poterne, je vis éclater les lampes électriques de la Concession. » Jardins « Il est trois heures et demie. Deuil blanc : le ciel est comme offusqué d'un ligne. L'air est humide et cru. J'entre dans la cité. Je cherche les jardins. Je marche dans un jus noir. Le long de la tranchée dont je suis le bord croulant, l'odeur est si forte qu'elle est comme explosive. Cela sent l'huile, l'ail, la graisse, la crasse, l'opium, l'urine, l'excrément et la tripaille. Chaussés d'épais cothurnes ou de sandales de paille, coiffés du long capuce du 'foumao' ou de la calotte de feutre, emmanchés de caleçons et de jambières de toile ou de soie, je marche au milieu de gens à l'air hilare et naïf. Le mur serpente et ondule, et sa crête, avec son arrangement de briques et de tuiles à jour, imite le dos et le corps d'un dragon qui rampe ; une façon, dans un flot de fumée qui boucle, de tête le termine. – C'est ici. Je heurte mystérieusement à une petite porte noire : on ouvre. Sous des toits suplumbants, je traverse une suite de vestibules et d’étroits corridors. Me voici dans le lieu étrange. C'est un jardin de pierres. Comme les anciens dessinateurs italiens et français, les Chinois ont compris qu'un jardin, du fait de sa clôture, devait se suffire à lui-même, se composer dans toutes ses parties. Ainsi la nature s'accommode particulièrement à notre esprit, et, par un accord subtil, le maître se sent, où qu'il porte son oeil, chez lui... les Chinois construisent leurs jardins à la lettre, avec des pierres. Ils sculptent au lieu de peindre... Assise sur des pilotis de granit rose, la maison-de-thé mire dans le vert-noir du basin ses doubles toits triomphaux, qui, comme les ailes qui se déploient, paraissent le lever der terre.... Je m'engage parmi les pierres, et par un long labyrinthe dont les lacets et les retours, les montées et les évasions, amplifient, multiplient la scène, imitent autour du lac et de la montagne la circulation de la rêverie, j'atteins le kiosque du sommet. Le jardin paraît creux au-dessous de moi comme une vallée, plein de temples et de pavillons, et au milieu des arbres apparaît le poëme des toits... Les Chinois font des écorchés de paysages. Inexplicable comme la nature, ce petit coin paraissait vaste et complexe comme elle. Du milieu de ces rocailles d'élevait un pin noir et tors ; la violente dislocation de ses axes, la disproportion de cet arbre unique avec le pays fictif qu'il domine, - tel qu'un dragon qui, fusant de la terre comme une fumée, se bat dans le vent et la nuée, - mettaient ce lieu hors de tout, le constituaient grotesque et fantastique... » Gilbert Gadoffre : Les poèmes Pagode, Jardins et Ville la nuit ont été écrits à Shanghai et inspirés par des visites à la ville chinoise. La première partie a un thème obsédant : celui de l'ermite bouddhiste. Ni les motivations religieuses ni les lieux ne sont nommés, mais les itinéraires de promenade favoris de Claudel à Fuzhou passaient par les monastères et les ermitages bouddhistes de l'arrière-pays, comme en témoignent des poèmes tels que Vers la montagne, La mer supérieure, Le temple de la conscience, Décembre, Le contemplateur, La maison suspendue, La source, Libation au jour futur, ainsi que les dernières pages du Repos du septième jour. Dans Jardins tout suggère des complicités occultes entre la Nature et l'esprit, entre les matériaux naturels et l'art du jardinier chinois, entre les labyrinthes du jardin et 'la circulation de la rêverie', entre l'angle des toits et les mouvements de la danse, entre la structure du jardin et la complexité de la nature. |
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| 1896 |
Paul Claudel sieht sich ein kantonesisches Theaterstück an. Er schreibt darüber : „Je vois une tarte de têtes vivantes, un pavage de crânes et de faces rondes et jaunes, si dru qu'on ne voit pas les…
Paul Claudel sieht sich ein kantonesisches Theaterstück an. Er schreibt darüber : „Je vois une tarte de têtes vivantes, un pavage de crânes et de faces rondes et jaunes, si dru qu'on ne voit pas les membres et les corps ; tous adhèrent, les coeurs du tas battant l'un contre l'autre. Cela oscille d'un seul mouvement. Dans ces grands rassemblements d'hommes que sont les célébrations folkloriques dépeintes dans 'Fête des morts le septième mois' et 'Le Jour de la Fête-de-tous-les fleuves', le Chinois est encore immergé dans la masse : on ne voit que mouvements de foule et actes rituels. Pas un visage humain, mais des barques bondées, des flûtes, des gongs, des pétards, des 'bras de cent pagayeurs nus'. Tout au plus aperçoit-on dans ce tumulte des formes humaines sous des robes de soir : Tout grouille, tout tremble d'une rive à l’autre de sampans et de bateaux, où les convives de soie pareils à de clairs bouquests boivent et jouent ; tout est lumière et tambour. Comme on nous avait montré au théâtre le drame s'agiter sous l'étoffe vivante de la foule, ici la fête a transformé ces hommes et ces femmes en acteurs anonymes d'un grand spectacle de mouvement. »
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| 1896 |
Brief von Paul Claudel an Stéphane Mallarmé.« J'ai trouvé dans le peuple chinois avec sa salubre horreur de tout changement le peuple selon mon coeur. La Chine devient le seul pays où un individu…
Brief von Paul Claudel an Stéphane Mallarmé.
« J'ai trouvé dans le peuple chinois avec sa salubre horreur de tout changement le peuple selon mon coeur. La Chine devient le seul pays où un individu décent peut vivre sans souffrance. » |
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| 1896 | Paul Claudel besichtigt den Konfuzius-Tempel in Fuzhou. Er schreibt in seine Agenda : "Promenade avec L.W. dans la ville chinoise. Pagode noire, pagode blanche. Temple de Confucius." | |
| 1897 |
Claudel, Paul. Paysages de Chine [geschrieben 1896] : Fête des morts le septième mois, Théâtre, Villes, Tombes-Rumeurs, L'entrée de la terre, Religion du signe, Le banyan. In : La revue blanche ; 1er…
Claudel, Paul. Paysages de Chine [geschrieben 1896] : Fête des morts le septième mois, Théâtre, Villes, Tombes-Rumeurs, L'entrée de la terre, Religion du signe, Le banyan. In : La revue blanche ; 1er juillet (1897).
Paysages de Chine II : La dérivation [1896-1897], Portes [1896-1897], Le fleuve [1897] . In : La revue blanche ; 15 août (1897). Fête des morts le septième mois « ...La barque part et vire, laissant dans le large mouvement de son sillage une file de feux : quelqu’un sème de petites lampes... Un bras saisissant le lambeau d'or, la botte de feu qui fond et flamboie dans la fumée, en touche le tombeau des eaux : l'éclat illusoire de la lumière, tel que des poissons, fascine les froids noyés. D'autres barques illuminées vont et viennent ; on entend au loin des détonations, et sur les bateaux de guerre deux clairons, s'enlevant l'un à l'autre la parole, sonnent ensemble l'extinction des feux... Le bateau se rapproche, il longe la rive et la flotte des barques amarrées, et s'engageant dans l'ombre épaisse des pontons à opium, le voici à mes pieds. Je ne vois rien, mais l'orchestre funèbre, qui d'un long intervalle, à la mode de chiens qui hurlent, s'était tu, fait de nouveau explosion dans les ténèbres. Ce sont les fêtes du septième mois, où la Terre entre dans son repos. » Théâtre « ... Le rideau, comparable à ce voile qu’est la division du sommeil, ici n'existe pas. Mais, comme si chacun, y arrachant son lambeau, s'était pris dans l'infranchissable tissu, dont les couleurs et l'éclat illusoire sont comme la livrée de la nuit, chaque personnage dans sa soie ne laisse rien voir de lui-même que cela dessous qui bouge ; sous le plumage de son rôle, la tête coiffée d'or, la face cachée sous le fard et le masque, ce n'est plus qu'un geste et une voix. L'empereur pleure sur son royaume, la princesse injustement accusée fuit chez les monstres et les sauvages, les armées défilent, les combats s'engagent devant les vieillards, les dieux descendent, le démon surgit d'un pot... L'orchestre par derrière, qui tout au long de la pièce mène son tumulte évocatoire, comme si, tels que les essaims d'abeilles qu’on rassemble en heurtant un chaudrom, les phantasmes scéniques devaient se dissiper avec le silence, a moins le rôle musical qu'il ne sert de support à tout, jouant, pour ainsi dire, le souffleur, et répondant pour le public. C'est lui qui entraîne ou ralentit le mouvement, qui relève d'un accent plus aigu le discours de l'acteur, ou qui, se soulevant derrière lui, lui en renvoie, aux oreilles, la bouffée et la rumeur. Il y a des guitares, des morceaux de bois, que l'on frappe comme des tympans, que l'on heurte comme des castagnettes, une sorte de violon monocorde quie comme un jet d'eau dans une cour solitaire, du filet de sa cantilène plaintive soutient le développement de l'élégie ; et enfin, dans les mouvements héroïques, la trompette... » Tombes.-Rumeurs «... La mort, en Chine, tient autant de place que la vie... Les liens entre les vivants et les morts se dénouent mal, les rites subsistent et se perpétuent. A chaque instant on va à la tombe de la famille, on brûle de l'encens, on tire des pétards, on offre du riz et du porc, sous la forme d'un morceau de papier on dépose sa carte de visite et on la confirme d'un caillou. Les morts dans leurs épais cercueils restent longtemps à l'intérieur de la maison, puis on les porte en plein air, ou on les empile dans de bas réduits, jusqu'à ce que le géomancien ait trouvé le site et le lieu. C'est alors qu’on établit à grand soin la résidence funèbre, de peur que l'esprit, s'y trouvant mal aille errer ailleurs. On taille les tombes dans le flanc des montagnes, dans la terre solide et primitive, et tandis que, pénible multitude, les vivants se pressent dans le fond des vallées, dans les plaines basses et marécageuses, les morts, au large, en bon lieu, ouvrent leur demeure au soleil et à l'espace... Les villes chinoises n'ont ni usines, ni voitures : le seul bruit qui y soit entendu quand vient le soir et que le fracas des métiers cesse, est celui de la voix humaine... Chacun croit qu'il parle seul : il s'agit de rixes, de nourriture, de faits de ménage, de famille, de métier, de commerce, de politique. » Religion du signe « ... Le Signe Chinois développe, pour ainsi dire, le chiffre ; et, l'appliquant à la série des êtres, il en différencie indéfiniment le 'caractère'. Le mot existe par la succession des lettres, le caractère par la proportion des traits. Et ne peut-on rêver que dans celui-ci la ligne horizontale indique, par exemple, l'espèce, la verticale l'individu, les obliques dans leurs mouvements divers l'ensemble des propriétés et des énergies qui donnent au tout son 'sens', le point, suspensu dans le blanc, quelque rapport qu’il ne convient que de sous-entendre ? On peut donc voir dans le Caractère Chinois un être schématique, une personne scripturale, ayant, comme un être qui vit, sa nature et ses modalités, son action propre et sa vertu intime, sa structure et sa physionomie. Par là s'explique cette piété des Chinois à l'écriture ; on incinère avec respect le plus humble papier que marque le mystérieux vestige. Le signe est un être, et, de ce fait qu'il est général, il devient sacré. Telle est la base de cette religion scripturale qui est pariculière à la Chine. Hier j'ai visité un temple Confucianiste... » Le fleuve « ...Le ciel est bas, les nuées filent vers le Nord ; à ma droite et à ma gauche, je vois une sombre Mésopotamie. Point de villages ni de cultures ; à peine, çà et là, entre les arbres dépouillés, quatre, cinq huttes précaires, quelques engins de pêche sur la berge, une barque ruineuse qui vogue, vaisseau de misère arborant pour voie une loque. L'extermination a passé sur ce pays, et ce fleuve qui roule à pleins bords la vie et la nourriture n'arrose pas une région moins déserte que n'en virent ces eaux issues du Paradis, alors que l'homme, ayant perforé une corne de boeuf, fit entendre pour la première fois ce cri amer et rude dans le milieu de la terre inhabitée. » Gilbert Gadoffre : Dans Le fleuve l'étagement des significations est marqué. Dès les premières lignes on nous présente une analyse du débit du Yangzi qui pourrait sortir de la plume d'un ingénieur hydrographe. Définies d'abord en termes techniques la masse et la force sont alors transposées, situées dans le milieu magique où microcosme et macrocosme se confondent : le lit du fleuve, ses eaux, ses alluvions, s'anthropomorphisent et deviennent artères, sang, plasma. Le poète nous a fait passer successivement par trois registres : le scientifique, le magique et la mythique. |
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| 1897 |
Claudel, Paul. La tombe. MSNach dem Besuch der Ming-Gräber in Nanjing schreibt er La tombe."Je puis jusqu'au mont droit embrasser la disposition de la nécropole, et, préparant mon coeur, par la route…
Claudel, Paul. La tombe. MS
Nach dem Besuch der Ming-Gräber in Nanjing schreibt er La tombe. "Je puis jusqu'au mont droit embrasser la disposition de la nécropole, et, préparant mon coeur, par la route des funérailles, je me mets en marche au travers de ce lieu réservé à la mort. Voici le porche et l'apprentissage de la terre ; c'est ici, dis-je, que la mort faisait halte sur un double seuil, je vois devant moir s'ouvrir le pays des Mânes.... Plus loin sont rangés les mandarins militaires et civils. Aux funérailles du Pasteur les animaux et les hommes ont député ces pierres. Et comme nous avons franchi le seuil de la vie, plus de véracité ne saurait convenir à ces simulacres... Maintenant, par une série d'escaliers dont le bandeau médien divulgue encore le reptile impérial, je traverse le cadre ravagé des terrasses et des cours... Au centre, le trône supporte, le baldquin encore abrite l’inscription dynastiques... Et voici devant moi la tombe. Entre les avancements massifs des bastions carrés qui le flanquent, et derrière la tranchée profonde et définitive du troisième ru, un mur ne laisse point douter que ce soit ici le terme de la route. Un mur et rien qu'un mur, haut de cent pieds et large de deux cents. Meurtrie par l'usure des siècles, l'inexorable barrière montre une face aveugle et maçonnée. Seul dans le milieu de la base un trou rond, geule de four ou soupirail de cachot... " |
Bibliografie (26)
| Jahr | Bibliografische Daten | Typ / Abkürzung | Verknüpfte Daten |
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| 1895-1905 |
Claudel, Paul. L'arsenal de Fou-tchéou : oeuvres consulaires : Chine 1895-1905. [Réalisé par Jacques Houriez ; index par Andrée Hirschi]. (Lausanne : L'âge d'homme, 1995). (Collection du Centre…
Claudel, Paul. L'arsenal de Fou-tchéou : oeuvres consulaires : Chine 1895-1905. [Réalisé par Jacques Houriez ; index par Andrée Hirschi]. (Lausanne : L'âge d'homme, 1995). (Collection du Centre Jacques Petit ; Bibliothèque l'âge d'homme). [Fuzhou (Fujian)].
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Publication / Cla5 |
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| 1900 | Claudel, Paul. Connaissance de l'Est. (Paris : Mercure de France, 1900). = Claudel, Paul. Oeuvre poétique. Introd. par Stanislas Fumet. (Paris : Gallimard, 1957). (Bibliothèque de la Pléiade ; 125). | Publication / Clau1 |
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| 1901 | Claudel, Paul. Le repos du septième jour. (Paris : Mercure de France, 1901). [Theater Nadorow, Warschau 1928 ; Fulda 1954 ; Théâtre de l'Oeuvre, Paris 1965]. | Publication / Clau25 |
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| 1906 | Claudel, Paul. Partage de midi. (Paris : Ed. de l'Occident, 1906). | Publication / Clau26 |
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| 1907 | Claudel, Paul. Art poétique : Connaissance du temps ; Traité de la connaissance au monde et de soi-même ; Développement de l'église. (Paris : Mercure de France, 1907). | Publication / Clau19 |
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| 1910 | Claudel, Paul. Cinq grandes odes ; suivies d'un processional pour saluer le siècle nouveau. (Paris : L'Occident, 1910). | Publication / Clau2 |
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| 1925 | Claudel, Paul. Morceaux choisis ; avec un portrait et un autographe de l'auteur. (Paris : Gallimard, 1925). | Publication / Clau15 |
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| 1925 | Claudel, Paul. Le soulier de satin : première journée. (Paris : Plon-Nourrit, 1925). [Geschrieben 1919-1924]. | Publication / Clau31 |
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| 1929 | Claudel, Paul. L'oiseau noir dans le soleil levant. (Paris : Gallimard, 1929). [Enthält : Le poète et le vase d'encens ; L'abîme solaire ; Jules ou l'homme-aux-deux-cravates]. | Publication / Clau18 |
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| 1930 | Claudel, Paul. Samedi. In Claudel, Paul. Conversations dans le Loir-et-Cher. In : Vigile ; no 1 (1930). = (Paris : Gallimard, 1935). | Publication / Clau20 |
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| 1936 | Claudel, Paul. Choses de Chine. In : Les nouvelles littéraires ; 22 mars (1936). | Publication / Clau11 | |
| 1936 | Claudel, Paul. Figures et paraboles. (Paris : Gallimard, 1936). | Publication / Clau37 |
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| 1938 |
Claudel, Paul. Parmis les bambous ; Sur la rivière ; La pleine lune : autres poèmes d'après le chinois. In : Nouvelles littéraires ; 7 mai (1938). [Nachdichtungen von Walter, Judith [Gautier,…
Claudel, Paul. Parmis les bambous ; Sur la rivière ; La pleine lune : autres poèmes d'après le chinois. In : Nouvelles littéraires ; 7 mai (1938). [Nachdichtungen von Walter, Judith [Gautier, Judith]. Le livre de jade = Pih yuh she shoo. (Paris : Alphonse Lemerre, 1867)].
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Publication / Clau22 | |
| 1946 | Claudel, Paul. Chine. Texte de Paul Claudel, photographies d'Hélène Hoppenot. (Genève : A. Skira, 1946). | Publication / Clau3 | |
| 1948 | Claudel, Paul. Sous le signe du dragon. (Paris : Ed. La table ronde, 1948). [Datiert 1909-1911]. | Publication / Clau4 |
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| 1949 | Claudel, Paul. Partage de midi : drame. (Paris : Gallimard, 1949). | Publication / Clau14 |
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| 1954 | Claudel, Paul. Mémoires improvisés de Paul Claudel. Recueillis par Jean Amrouche. (Paris : Gallimard, 1954). [Entretiens avec Paul Claudel]. | Publication / Clau9 |
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| 1962 |
Hu Pinqing yi shi ji xin shi xuan. Hu Pinqing yi. (Taibei : Zhong guo wen hua yan jiu suo, 1962). [Anthologie französischer Gedichte].[Enthält] : Théophile Gautier, Millevoye, Marceline…
Hu Pinqing yi shi ji xin shi xuan. Hu Pinqing yi. (Taibei : Zhong guo wen hua yan jiu suo, 1962). [Anthologie französischer Gedichte].
[Enthält] : Théophile Gautier, Millevoye, Marceline Desbords-Valmore, Charles Baudelaire, Paul Verlaine, Emile Verhaeren, Paul Claudel, Anna de Noailles, Francis Jammes, Guillaume Apollinaire, Paul Valéry, Victor Segalen, Jean Cocteau, Robert Desnos, Jules Gille, Saint-John Perse, Jules Supervielle, Patrice de la Tour du Pin, Ivan Goll. 胡品清译诗及新诗选 |
Publication / HuP1 |
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| 1965 | Claudel, Paul. Oeuvres en prose. Préf. par Gaëtan Picon ; textes établis et annotés par Jacques Petit, Charles Gelpérine. (Paris : Gallimard, 1965). (Bibliothèque de la Pléiade ; 179). | Publication / Clau36 |
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| 1968-1969 | Claudel, Paul. Journal 1904-1932, 1933-1955. (Paris : Gallimard, 1968-1969). | Publication / Clau16 |
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Sekundärliteratur (13)
| Jahr | Bibliografische Daten | Typ / Abkürzung | Verknüpfte Daten |
|---|---|---|---|
| 1966 | Faszbinder, Klara Marie. Paul Claudel und das alte China. (München : Ars sacra, 1966). | Publication / Fasz1 |
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| 1968 | Gadoffre, Gilbert. Claudel et l'univers chinois. (Paris : Gallimard, 1969). Diss. Univ. de Paris, Faculté des lettres et sciences humaines, 1968. | Publication / Clau8 |
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| 1972 | Gadoffre, Gilbert. Claudel et le paysage chinois. In : Etudes de langue et littérature françaises ; 20 (1972). | Publication / Clau29 |
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| 1978 | Hue, Bernard. Littérature et arts de l'Orient dans l'oeuvre de Claudel. (Paris : C. Klincksieck, 1978). (Publications de l'Université de Haute-Bretagne ; 8). | Publication / Clau33 |
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| 1987 |
[Maurois, André]. Cong Pulusite dao Sate. Moluoya zhu ; Yuan Shuren yi. (Guilin : Li Jiang chu ban she, 1987). Übersetzung von Maurois, André. De Proust à Camus. (Paris : Librairie académique Perrin,…
[Maurois, André]. Cong Pulusite dao Sate. Moluoya zhu ; Yuan Shuren yi. (Guilin : Li Jiang chu ban she, 1987). Übersetzung von Maurois, André. De Proust à Camus. (Paris : Librairie académique Perrin, 1963). [Abhandlung über Marcel Proust, Henri Bergson, Paul Valéry, Alain, Paul Claudel, François Mauriac, Georges Duhamel, Antoine de Saint-Exupéry, Jacques de Lacretelle, Jules Romains, André Malraux, Albert Camus].
從普魯斯特到薩特 |
Publication / Prou28 |
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| 1996 | Hsieh, Yvonne Y. From occupation to revolution : China through the eyes of Loti, Claudel, Segalen, and Malraux (1895-1933). (Brimingham, Alabama : Summa Publications, 1996). | Publication / Seg31 |
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| 1999 |
Littérature et Extrême-Orient : le paysage extrême-oriental = Le taoïsme dans la littérature européenne. Textes réunis par Muriel Détrie. (Paris : H. Champion ; Genève : Slatkine, 1999).…
Littérature et Extrême-Orient : le paysage extrême-oriental = Le taoïsme dans la littérature européenne. Textes réunis par Muriel Détrie. (Paris : H. Champion ; Genève : Slatkine, 1999). (Champion-varia ; no 37).
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Publication / Det4 |
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| 2000 | Bernier, Lucie. Loti, Segalen and Claudel in China, or the existential quest of three authors. In : East-West dialogue ; vol. 4, no 2 ; vol. 5, no 1 (June 2000). | Publication / Seg29 |
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| 2001 |
Les écrivains français du XXe siècle et la Chine : colloque internationale de Nanjin 99' = 20 shi ji Faguo zuo jia yu Zhongguo : 99' Nanjing guo ji xue shu yan tao hui. Etudes réunies par Christian…
Les écrivains français du XXe siècle et la Chine : colloque internationale de Nanjin 99' = 20 shi ji Faguo zuo jia yu Zhongguo : 99' Nanjing guo ji xue shu yan tao hui. Etudes réunies par Christian Morzewski et Qian Linsen. (Arras : Artois presses Université, 2001). (Lettres et civilisations étrangères).
20世紀法國作家與中國 99'南京国际学朮硏讨会 |
Publication / Morz |
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| 2003 | Daniel, Yvan. Paul Claudel et l'Empire du Milieu. (Paris : Les Indes savantes, 2003). | Publication / Clau24 |
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| 2003 | Daniel, Yvan. "Oriens nomen ejus" (Zach. VI, 12) : les spiritualités asiatiques dans la pensée et l'oeuvre religieuse de Paul Claudel. In : Bulletin de la Société Paul Claudel ; no 171 (Oct. 2003). | Publication / Clau28 |
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| 2008 |
Hong Kong – France : 160 years together : francehongkong.blogspot.com. Paul Claudel, Rosalie und Francis Vetch]. |
Web / Clau30 | |
| 2009 |
Paul Claudel : repères chronologiques. In : Le bulletin de la Société Paul Claudel. paul-claudel.net. |
Web / Clau13 |